< Back

Article

Retail Media analytics et benchmarks pour 2026

Cet article présente les principaux benchmarks Retail Media, les frameworks de mesure et les KPIs qui structurent 2026, ainsi qu’une vision prospective pour aider les marques à naviguer dans la prochaine phase d’efficacité du Retail Media.

par | Avr 24, 2026

How much ROI did you drive?

Tell me

Quel est votre ROI ?

Découvrir

Le Retail Media est passé d’une innovation prometteuse à l’un des canaux publicitaires les plus dynamiques et stratégiques. À mesure que des enseignes de grande distribution comme Amazon, Walmart, Carrefour ou Tesco transforment leurs écosystèmes digitaux en véritables plateformes média, les marques réallouent une part croissante de leurs budgets vers des formats qui combinent commerce, data et proximité avec le consommateur.

Mais cette croissance rapide s’accompagne d’une complexité accrue : standards de mesure fragmentés, KPIs non homogènes et niveaux de maturité variables selon les réseaux.

En 2026, le Retail Media analytics devient indispensable. Les annonceurs ne se contentent plus des impressions et des ventes : ils recherchent une mesure unifiée, des benchmarks fiables et une compréhension claire de la contribution du Retail Media à l’equity de marque au-delà des seules transactions.

Qu’est-ce que le Retail Media analytics ?

Le Retail Media analytics regroupe la mesure, l’analyse et l’optimisation des campagnes publicitaires diffusées sur les plateformes et réseaux propriétaires des enseignes de grande distribution.

Cela inclut :

  • les formats on-site (produits sponsorisés, display, vidéos shoppables)
  • les activations off-site basées sur la data Retail Media (programmatique, social, etc.)
  • les médias en point de vente (écrans digitaux, PLV)

La spécificité du Retail Media repose sur la combinaison de trois éléments clés :

  1. Média – Des formats publicitaires diffusés à des moments d’intention d’achat élevée.
  2. Commerce – Un accès direct aux données transactionnelles et aux conversions produit.
  3. Data first-party – Des insights basés sur des comportements d’achat réels, et non sur des cookies tiers ou des modèles probabilistes.

Contrairement aux médias digitaux traditionnels, le Retail Media analytics relie directement l’exposition publicitaire à l’impact sur les ventes. Mais il va désormais plus loin : les annonceurs les plus matures ne mesurent plus uniquement les ventes, mais aussi la notoriété, la considération et l’impact incrémental — des indicateurs qui expliquent pourquoi une campagne performe.

Pourquoi les benchmarks sont essentiels en Retail Media

À mesure que le Retail Media gagne en maturité, les annonceurs s’appuient de plus en plus sur des benchmarks pour évaluer leurs investissements. Les benchmarks permettent aux marketeurs de comparer les performances entre des réseaux aux formats et structures de données très différents, de définir des attentes réalistes, de justifier l’allocation budgétaire en démontrant l’efficacité par rapport aux autres canaux, et d’identifier des opportunités d’optimisation, comme les SKU les plus performants ou les formats créatifs les plus efficaces.

Cependant, le secteur manque encore de standardisation. Chaque enseigne de grande distribution propose ses propres outils de reporting, définitions et KPIs, ce qui rend les comparaisons cross-canal complexes. Cette fragmentation conduit souvent les annonceurs à opérer sans véritable point de référence clair.

En 2026, les marques attendent :

  • des métriques unifiées et une validation indépendante
  • des benchmarks comparables entre enseignes et catégories
  • une visibilité à la fois sur les ventes court terme et sur l’impact de marque long terme

Le Retail Media analytics évolue rapidement pour répondre à ces enjeux, porté par une exigence croissante de transparence et par le recours à des partenaires de mesure indépendants, non liés aux investissements média.

KPIs clés pour mesurer le Retail Media

La performance du Retail Media peut être structurée autour de quatre grandes catégories de KPIs. Les marques les plus avancées en 2026 sont celles qui les équilibrent de manière cohérente, plutôt que d’optimiser uniquement le ROAS.

1. KPIs de ventes et de conversion

Ces indicateurs restent fondamentaux — mais ils ne suffisent plus à eux seuls pour raconter toute l’histoire.

  • ROAS (Return on Ad Spend) – toujours la métrique la plus utilisée
  • Coût par vente / coût par unité incrémentale vendue
  • Taux de conversion
  • Taille du panier et impact du cross-sell
  • Part de catégorie (sur la plateforme de l’enseigne de grande distribution)

Si les données de conversion sont très puissantes, elles sont désormais de plus en plus analysées à travers des tests d’incrémentalité, afin de distinguer l’impact réellement causé par la campagne de la demande naturelle (baseline).

2. KPIs d’engagement des audiences

Au-delà des ventes, les KPIs d’engagement permettent aux annonceurs de comprendre dans quelle mesure leurs publicités captent l’attention et génèrent de l’interaction.

  • Impressions
  • Taux de clic (CTR)
  • Viewability
  • Temps passé sur les pages produit
  • Taux d’ajout au panier

En 2026, les métriques d’attention — c’est-à-dire le temps pendant lequel un utilisateur interagit activement avec un format — prennent de plus en plus d’importance. Les enseignes de grande distribution intègrent désormais des modèles d’eye-tracking et des données comportementales réelles pour mieux qualifier l’attention portée aux campagnes.

3. KPIs de marque

C’est sur ce volet que l’industrie évolue le plus rapidement. Le Retail Media n’est plus seulement perçu comme un canal de performance — il devient un véritable levier d’impact de marque.

Les principaux KPIs de marque incluent :

  • Brand awareness lift
  • Brand favorability lift
  • Consideration lift
  • Purchase intent

Les marques déploient de plus en plus d’études  Brand lift pour mesurer comment l’exposition au sein des environnements Retail Media influence la perception, même lorsque les ventes immédiates restent limitées.

Le Retail Media génère désormais une valeur de marque plus profonde : les campagnes enregistrent en moyenne un +2 points sur des attributs d’image de marque spécifiques par rapport aux autres stratégies média, ainsi qu’un +4 points sur l’intention d’achat.

Ces résultats montrent que le Retail Media n’est plus uniquement un moteur de conversion — il contribue activement à façonner la perception de la marque et à stimuler la demande future.

Pour capter pleinement cette valeur, les annonceurs doivent intégrer des KPIs tels que la notoriété, l’image de marque et l’intention dans leurs frameworks de mesure, afin de refléter l’impact réel du Retail Media.

4. KPIs d’incrémentalité et d’attribution

Ces KPIs permettent de comprendre ce qui se serait — ou non — produit sans la campagne :

  • Ventes incrémentales
  • Reach incrémental
  • Chevauchement d’audience entre réseaux Retail Media
  • Modèles d’attribution multi-touch (MTA)
  • Tests de lift basés sur des zones géographiques ou des cohortes

En 2026, on observe un basculement vers des approches de mesure de l’incrémentalité indépendantes. Les marques cherchent désormais des résultats validés par des partenaires tiers, qui n’exploitent pas eux-mêmes les inventaires Retail Media, afin de garantir des analyses neutres et crédibles.

Benchmarks Retail Media pour 2026

Si les benchmarks varient selon les catégories, les enseignes de grande distribution et les marchés, plusieurs tendances structurantes redéfinissent la mesure du Retail Media en 2026.

1. Des attentes ROI et ROAS plus nuancées

Le ROAS n’est plus l’indicateur universel du succès en Retail Media. De nombreux annonceurs distinguent désormais :

  • ROAS immédiat (ventes générées pendant la campagne)
  • ROAS différé (hausse des ventes 2 à 6 semaines après la campagne)
  • ROAS incrémental (valeur nette réellement générée par la campagne)

Les catégories à faible fréquence d’achat (beauté, entretien de la maison, etc.) s’appuient de plus en plus sur des benchmarks de Brand lift, plutôt que sur des métriques purement transactionnelles.

2. Les CPM continuent d’augmenter — mais la valeur est mieux justifiée

Les CPM du Retail Media augmentent d’année en année, portés par une demande accrue des annonceurs, l’enrichissement des données first-party et le développement de formats plus immersifs (vidéo, contenus sponsorisés).

En 2026, les annonceurs attendent en contrepartie de ces CPM plus élevés :

  • des insights shopper plus qualitatifs
  • une meilleure précision de ciblage
  • des métriques de performance plus transparentes

L’enjeu n’est plus seulement le coût, mais la capacité à démontrer la valeur réelle générée par ces investissements.

3. Le Retail Media off-site en forte croissance

Les enseignes de grande distribution étendent leurs activations off-site en exploitant leurs données shopper sur différents canaux : display programmatique, Connected TV (CTV), plateformes sociales et search Retail sur des applications tierces.

Cette expansion crée de nouveaux défis en matière de mesure cross-canal mais elle ouvre également des opportunités pour évaluer l’impact full funnel, en particulier sur la notoriété et la considération.

4. Les métriques d’attention deviennent la norme

Les annonceurs intègrent de plus en plus dans leurs benchmarks des indicateurs tels que :

  • le temps moyen passé (dwell time)
  • le taux d’interaction
  • la profondeur de scroll
  • la durée d’exposition visible à l’écran

L’attention est désormais reconnue comme un indicateur clé des performances futures, notamment en lien avec le Brand lift.

Dans le cadre d’une étude de Brand lift, il devient essentiel d’analyser plusieurs niveaux de reconnaissance de marque :

  • la capacité des consommateurs à attribuer correctement la publicité à la bonne marque
  • l’efficacité du ciblage à générer un véritable intérêt
  • et surtout, la capacité des audiences à se souvenir de la publicité

L’ad recall est un signal déterminant : il permet de vérifier si les éléments créatifs sont suffisamment distinctifs et impactants pour émerger dans un environnement Retail Media saturé.

5. Le Brand lift devient un KPI incontournable

Le Retail Media évolue vers un véritable canal full funnel. Dans ce contexte, les études de Brand lift ne sont plus un “nice to have” — elles deviennent indispensables pour évaluer :

  • l’efficacité créative
  • l’ad recall
  • l’attribution à la marque
  • la qualité des emplacements publicitaires
  • l’évolution de la perception consommateur
  • le potentiel de disruption sur la catégorie

Les enseignes de grande distribution accompagnent cette transformation en facilitant l’intégration de partenaires tiers spécialisés dans les études basées sur des enquêtes.

Les données récentes confirment l’importance croissante d’aller au-delà des seules métriques de vente et d’intégrer des KPIs orientés marque dans les analyses Retail Media.

Par rapport à 2024, les campagnes Retail Media en 2025–2026 sont significativement mieux ciblées et génèrent un impact plus fort sur l’ensemble du funnel :

  • +3 points en ad recall, signe d’une meilleure visibilité et mémorisation des formats
  • +6 points en attribution, traduisant une meilleure compréhension de la contribution du Retail Media à la performance globale de la marque

Ces évolutions confirment que le Retail Media ne se limite plus à la conversion : il devient un levier clé de construction de marque et de génération de demande.

6. La demande pour une mesure indépendante augmente

Les enseignes de grande distribution contrôlant à la fois les inventaires publicitaires et les données, les annonceurs recherchent désormais :

  • une mesure neutre et non monétisée
  • une visibilité cross-retailers
  • des métriques standardisées, comparables de manière équitable

Ce basculement constitue l’une des dynamiques majeures qui structurent l’écosystème du Retail Media analytics en 2026.

Construire un framework Retail Media analytics

Pour évaluer le Retail Media de manière globale, les annonceurs en 2026 s’appuient sur un framework équilibré qui combine performance, marque et incrémentalité.

1. Définir des objectifs sur l’ensemble du funnel

Le Retail Media peut générer :

  • Notoriété
  • Amélioration de la perception de marque
  • Considération
  • Conversion
  • Fidélité

Chaque étape nécessite des KPIs et des benchmarks spécifiques.

2. Combiner ventes court terme et KPIs de marque long terme

Se baser uniquement sur le ROAS conduit à sous-investir dans des formats qui construisent la marque, comme la vidéo.

Un framework moderne intègre :

  • KPIs de conversion → pour mesurer l’impact immédiat sur les ventes
  • KPIs de Brand lift → pour comprendre les évolutions de perception
  • KPIs d’attention → pour évaluer la qualité créative et l’engagement

Cela permet d’obtenir une vision complète de l’efficacité publicitaire.

3. Standardiser les KPIs entre les réseaux Retail Media

Même si les enseignes de grande distribution utilisent des systèmes de reporting différents, les annonceurs peuvent créer de la cohérence en alignant leurs définitions sur :

  • les impressions
  • les ventes new-to-brand
  • les unités incrémentales
  • le lift de notoriété

Cela permet des comparaisons plus fiables entre réseaux.

4. Mettre en place une mesure continue (always-on)

Les annonceurs les plus avancés en 2026 intègrent la mesure sur l’ensemble de leurs campagnes, afin de suivre en continu :

  • la performance de marque et le Brand lift
  • le comportement des shoppers
  • la share of search et la part de catégorie
  • la performance créative

Cette approche transforme le Retail Media en un canal pilotable et optimisable en continu, plutôt qu’en une boîte noire difficile à analyser.

Comment Happydemics mesure la performance du Retail Media

Dans un environnement où les enseignes de grande distribution contrôlent l’accès aux données et où les standards varient fortement, les annonceurs se tournent de plus en plus vers des partenaires de mesure indépendants pour obtenir des insights fiables et sans biais.

Happydemics propose une approche de mesure transparente, basée sur des enquêtes consommateurs, conçue spécifiquement pour permettre des comparaisons cross-retail.

1. Une mesure indépendante et non monétisée

Happydemics ne monétise pas les investissements média, garantissant une neutralité totale sur :

  • les études de Brand lift
  • les KPIs de notoriété et de considération
  • l’analyse de l’efficacité créative
  • les benchmarks cross-retailers

Les annonceurs accèdent ainsi à des insights sans biais lié aux plateformes.

2. Des KPIs de marque basés sur les consommateurs

Plutôt que de s’appuyer uniquement sur les données des enseignes de grande distribution, Happydemics mesure directement :

  • la notoriété réelle auprès des consommateurs
  • la perception de la qualité de la marque
  • la probabilité de considération
  • l’intention d’achat
  • l’ad recall dans les environnements Retail Media

Cela permet d’obtenir une vision plus complète de l’efficacité publicitaire.

3. Une visibilité cross-Retail Media

Face à des systèmes de reporting hétérogènes, Happydemics propose une méthodologie unifiée applicable à :

  • Amazon, Walmart, Carrefour, Ocado, Target
  • les réseaux Retail Media en Europe, aux États-Unis, en APAC et en LATAM

Les annonceurs peuvent ainsi comparer leurs performances entre marchés et plateformes avec des KPIs cohérents.

4. Une mesure full funnel

L’approche inclut :

  • le Brand lift
  • les KPIs d’attention (attribution, ad recall, intérêt)
  • le diagnostic créatif
  • les déclarations de comportement d’achat
  • les évolutions de perception de marque

En reliant ces insights de marque aux KPIs de performance des enseignes de grande distribution, Happydemics permet aux annonceurs de comprendre la valeur réelle de leurs investissements Retail Media — au-delà des seules ventes transactionnelles.

Conclusion

À mesure que le Retail Media entre dans une nouvelle phase de maturité, disposer d’un Retail Media analytics robuste et de benchmarks clairs devient essentiel pour évoluer dans un écosystème fragmenté et en constante transformation.

En 2026, les annonceurs doivent s’appuyer sur des frameworks capables d’équilibrer :

  • la performance des ventes
  • l’impact de marque
  • la qualité de l’attention
  • la valeur incrémentale
  • la comparabilité entre enseignes de grande distribution

Les marques qui maîtrisent ces dimensions ne se contentent pas de mieux mesurer : elles planifient plus intelligemment, investissent plus efficacement et exploitent pleinement le potentiel du Retail Media comme levier de croissance.

You should also like

Ils devraient vous plaire