Le digital a t-il tué la fidélité ?

  • Temps de lecture 2 minutes

Tchater, c'est tromper ? Découvrez les réponses de notre enquête. 

Cette fois, vous vous êtes intéressés au couple et à la fidélité. Pourquoi ?

Car avec internet et la multiplication de sites de rencontres et autres réseaux sociaux facilitant les échanges avec des inconnus, on s’est demandé s’il fallait redéfinir les contours de la fidélité.

La question à laquelle vous avez réfléchi est donc « Tchater, c’est tromper ? »

Voilà. Première étape ; nous avons cherché à déterminer ce qu’implique une relation pour les répondants. S’il faut se voir et/ou se parler pour estimer avoir un lien avec quelqu’un, ou si le simple fait de penser à une personne suffit à considérer qu’il y a relation.

À partir de quel moment les Français parlent-ils de relation ?

Les Français sont concrets, ils sont ancrés dans le réel ; pour eux, il faut se voir et se parler régulièrement (43%).

Qu’est-ce qui est le plus important ? Se parler ? Se voir ?

Se parler, sans hésiter. Même s’il faut faire les deux pour nouer une relation, la communication est un véritable socle.

Une relation peut donc plus facilement commencer dans le virtuel que dans la vie réelle ?

Exactement. On peut voir une personne tous les jours sans pour autant nouer un lien avec elle, par contre en lui parlant, si.

Beaucoup de gens tchatent avec des inconnus alors qu’ils sont en couple ?

Oui, plus d’un Français sur deux le fait.

Pour quelles raisons ?

Le divertissement est la cause première, ils « aiment discuter avec des gens » (22%) mais certains le font, car ils sont malheureux dans leur couple (16%).

Qui ?

Les femmes, principalement. Ce sont elles qui tchatent le moins (57% VS 69% des hommes) mais quand elles le font, c’est en majorité car elles se sentent malheureuses dans leur couple. Il y a plus de sentiment derrière le tchat des femmes que derrière celui des hommes.
Ce qui pourrait expliquer la donnée suivante : 9% des gens affirment que tchater est un motif de rupture, et 56% sont des hommes.

9% reste un chiffre assez faible…On pourrait en déduire que tchater n’est pas perçu comme une infidélité ?

Non, c’est une trahison (22%), mais pas une infidélité, ça reste excusable car « ce n’est que du virtuel ». Par contre, 34% des gens considèrent que les échanges intimes sont une tromperie. Donc la teneur des échanges a fortement son importance.

Quelles conclusions en tirez-vous ?

Sur l’ensemble de l’étude, ce qui ressort, c’est que les gens eux même sont assez flous sur leur rapport au tchat.
Ils le font, mais en même temps, ils n’aimeraient pas que l’autre le fasse (28% se sentiraient « trahis »), le classique "Fais ce que je dis, pas ce que je fais."
Ils disent que ce n’est que du virtuel, mais disent aussi que si les échanges sont trop intimes, alors il y a infidélité.
Ils disent que la fréquence des échanges importe peu (10%) alors que, selon nous, la fréquence des échanges est une première étape vers l’intimité des discussions.

Et finalement, que penser de l’évolution de la fidélité à l’ère des réseaux sociaux ?

60% pensent que c’était plus simple d’être fidèle avant internet.

.

Nombre de répondants : 500

Durée collecte : 1 semaine

.

Capture d’écran 2018-01-23 à 11.06.30
Partagez cet article
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn